👉🏼 Dossier AMP-Blog n°5
Ce dossier d’AMP-Blog s’inscrit dans la perspective du congrès de l’AMP à venir du 30 avril au 3 mai 2026, qui se tiendra à Paris, sous le titre : « Il n’y a pas de rapport sexuel ».
« Il n’y a pas de rapport sexuel ». Quant à l’homme et la femme : « rencontre fortuite d’une machine à coudre et d’un parapluie. Rencontre impossible de la baleine et de l’ours blanc »[1], comme le met en avant l’affiche du congrès. C’est aussi le petit poisson que nous avons choisi pour illustrer la couverture de ce dossier, qui n’est pas moins embarrassé d’une pomme que l’homme d’une femme[2].
Comment cela ? Pour l’humain, du fait de son statut d’être affecté par le langage, quelque chose rate, irrémédiablement. C’est ce avec quoi chacun a à faire. C’est ce dont chacun a à répondre par une invention.
Quelles sont ces inventions dans notre époque, de quelle étoffe sont-elles faites ?
Pour en savoir plus, nous avons interrogé les différentes Écoles de l’AMP, qui nous ont adressé les textes qui composent ce dossier, ce dont nous les remercions chaleureusement.
Nous avons alors fait le constat qu’aujourd’hui où nous nous étourdissons de la ronde infernale des objets de consommation, nous nous attachons toujours à l’amour ! Mais, comment les corps parlants se rencontrent-ils ? Et de quoi sont faites leurs histoires d’amour ?
Pour nous orienter, Patricia Bosquin-Caroz explorant les âges au gré des références de Freud puis de Lacan, et Jérôme Lecaux, avec son retour sur l’œuvre de Goethe, Les souffrance du jeune Werther, isolent les ressorts des amours douloureuses.
Jorge Assef nous propose d’envisager la manière dont chaque sujet tente d’inventer quelque chose qui fasse lien avec un autre, et lui permette de supporter l’altérité qu’il y rencontre.
Ludmilla Féres Faria revient sur ce qu’est le parlêtre chez Lacan, et en déduit la nécessité du partenaire, puis en déploie les modalités modernes.
José Juan Ruiz Reyes nous plonge dans le roman de Julio Cortázar, Rayuela, dans lequel les partenaires se confrontent à l’impossibilité de faire correspondre leurs rêves…
Le dossier se clôt avec le texte d’Umberto Cavalli qui situe l’amour dans son lien à la haine.
Bref, s’« il n’y a pas de rapport sexuel », il y a des réponses inventives ! À nous d’en repérer les coordonnées contemporaines pour nous orienter dans nos pratiques. Voilà – notamment – ce que le congrès de l’AMP nous permettra d’explorer.
Rendez-vous donc les 30 avril au 3 mai 2026 !
Anne Colombel-Plouzennec
Este dossier del AMP-Blog se inscribe en la perspectiva del próximo congreso de la AMP, que tendrá lugar en París del 30 de abril al 3 de mayo de 2026, bajo el título: “No hay relación sexual”.
“No hay relación sexual”. En cuanto al hombre y la mujer: “encuentro fortuito entre una máquina de coser y un paraguas. Encuentro imposible de la ballena y del oso blanco”[3], como lo pone en primer plano el cartel del congreso. Es también el pequeño pez que hemos elegido para ilustrar la portada de este dossier, que no está menos avergonzado por una manzana que el hombre por una mujer[4].
¿Cómo es eso? Para el ser humano, debido a su condición de ser afectado por el lenguaje, algo se pierde irremediablemente. Es con lo que todo el mundo tiene que hacer. Es algo a lo que todos tenemos que responder con una invención.
¿Cuáles son estas invenciones en nuestra época, de qué estofa están hechas?
Para saber más, hemos interrogado a las diferentes Escuelas de la AMP, que nos han enviado los textos que componen este dossier, por lo que les estamos muy agradecidos.
Entonces nos dimos cuenta de que hoy en día, cuando nos aturdimos de la ronda infernal de los objetos de consumo, ¡siempre nos apegamos al amor! Pero ¿cómo se encuentran los cuerpos hablantes? ¿Y de qué están hechas sus historias de amor?
Para orientarnos, Patricia Bosquin-Caroz explora las épocas según las referencias de Freud y luego de Lacan, y Jérôme Lecaux, con su retorno a la obra de Goethe, Las penas del joven Werther, aísla los resortes de los amores dolorosos.
Jorge Assef nos propone considerar la forma en que cada sujeto intenta inventar algo que hace lazo con otro, y le permite soportar la alteridad que allí encuentra.
Ludmilla Féres Faria vuelve sobre lo que es el parlêtre en Lacan y deduce la necesidad del partenaire, para desplegar luego las modalidades modernas.
José Juan Ruiz Reyes nos sumerge en la novela de Julio Cortázar, Rayuela, en la que las parejas se enfrentan a la imposibilidad de hacer coincidir sus sueños…
El dossier se cierra con el texto de Umberto Cavalli que sitúa el amor en su lazo con el odio.
En resumen, si “no hay relación sexual”, ¡hay respuestas inventivas! Nos corresponde a nosotros identificar las coordenadas contemporáneas para orientarnos en nuestras prácticas. Esto es —entre otras cosas— lo que el congreso de la AMP nos permitirá explorar.
¡Nos vemos del 30 de abril al 3 de mayo de 2026!
Anne Colombel-Plouzennec
[1] Miller J.-A., in Lacan J., Le Séminaire, livre XIX, … ou pire, Paris, Seuil, 2011, 4ème de couverture.
[2] Cf. Lacan J., Le Séminaire, livre XXI, « Les non-dupes errent », inédit, leçon du 12 février 1974.
[3] Miller, J.-A., en Lacan, J. El Seminario, libro 19, …o peor. Buenos Aires, Paidós, 2016, contraportada.
[4] Cf. Lacan, J. El Seminario, libro 21, Les non-dupes errent. Inédito, lección del 12 de febrero de 1974.



